Relations de travail

Du fait des nécessaires considérations politiques (donc controversées) et de la complexité des éléments à prendre en compte, on ne dispose pas de développements théoriques et empiriques unifiés, d’excellents travaux allant dans des directions divergentes.
1. Le fait syndical et la relation d’emploi
• Diversité et étendue de la diversification
En Europe Occidentale, le patronat fortement stratifié contraste avec la situation japonaise où chaque entreprise néégocie sur une base séparée, tandis que les pratiques américaines sont intermédiaires. Pour les salariés, en principe, le syndicalisme général est typique des petits PVD, le syndicalisme d’entreprise domine au Japon, les pays industrialisés ont des grandes fédérations (AFL-CIO aux EU, TUC au RU, Lo en Suède, DGB en All) et plusieurs clivages politico-religieux en France, Italie et Espagne. C’est souvent le secteur public qui est le plus syndiqué. Affiliation forte en Suède, faible en France et EU. De nombreux pays (GB, EU) reconnaissent au syndicat le contrôle des embauches dans une zone donnée (closed shop) ou encore engagent le travailleur nouveau à s’inscrire (union shop), alors que dans les pays latins c’est plutôt un acte délibéré militant. Un autre clivage oppose le syndicalisme apolitique et le syndicalisme “courroie de transmission” ou financeur d’un parti politique (parti travailleur GB).
• L’action syndicale

Elle est très dépendante des contextes juridique et politique. Les lois Auroux (1982) ont favorisé l’expression syndicale, l’expression des travailleurs pouvant aussi provenir des CE. La négociation collective est un processus multidimensionnel aussi divers que la représentation syndicale

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