Economies à propriété collective


1. La notion d’économie collectiviste
La conceptualisation des économies à propriété collective souligne le clivage entre l’approche marxiste et les conceptions économiques.
Les approches marxistes
L’idéal communiste apparaît au Moyen-Age et peut-être même dans l’Antiquité, mais il se développe sous l’effet des inégalités du développement de la croissance économique. L’étatisme de Fichte ou le socialisme de Fourier sont des réflexions intéressantes sur la société future. Le marxisme ne devait donner aucune image de la propriété collective future mais le succès de la révolution russe a donné naissance à toute une théorie.
L’émergence de la notion d’économie collectiviste : Marx a consacré au communisme peu de lignes mais en conceptualisant les contradictions du système capitalise, il a implicitement esquissé les traits d’une société collectiviste future. L’utopie marxiste, reprise par Lénine, devenait la référence fondatrice des régimes. Marx et Engels décrivent un collectivisme étatique et centralisateur (plusieurs phases, dépérissement de l’état, disparition de la loi de la valeur...). Lénine s’en accorde “tous les citoyens sont transformés en salariés de l’état” et pense que les transformations pendant la guerre de 1914 (production, organisation) favorisent l’émergence du collectivisme. Au contraire de Marx et de Lenine, Engels prône l’instauration de “communes économiques” coordonnées par le marché. Certains historiens que le rôle fort de l’état sous Lénine n’était que la restauration de l’ordre féodal sous une forme nouvelle.
L’évolution de la notion de collectivisme dans le courant de pensée marxiste : L’expérience de la NEP stimule un début de réflexion économique sur le collectivisme, mais le stalinisme, expression d’un volontarisme brut (notre tâche est de transformer l’économie, non de l’étudier), instaure l’idéologie exclusive (manuel unique de l’académie des sciences de l’URSS), ce qui a totalement stérilisé la pensée économique pendant 40 ans (Kantorovitch et Novojilov ont été critiqués par l’idéologie officielle). Les économistes occidentaux d’inspiration marxiste voient la situation de l’Urss comme non socialiste comme l’avait affirmé Staline en 1936 mais plutôt en transition bloquée (Mandel), carrément capitaliste (capitalisme bureaucratique ou d’état), ou comme un despotisme oriental (Wittfogel). Dobb considère le socialisme supérieur par sa possibilité de coordonner ex ante les décisions micro-économiques dans le domaine de l’investissement en réalisant un plein-emploi des capacités de production et de la main-d’oeuvre. C. Bettelheim considère le socialisme comme plus profond, cad la dévolution du pouvoir au parti ouvrier.
L’économie, critique du marxisme
En 1920, le penseur libéral L. Von Mises s’inspirait du principe de base de négation de la propriété privée puis corrélativement du marché pour déclarer logiquement impossible le fonctionnement d’une économie collectiviste.
Une définition économique du cartel unique (Lénine) : Les débats sur l’économie collectiviste, qui sont sceptiques par rapport à son efficacité, (Barone, 1908, Lange 1937) n’ont pas eu d’impact sur le courant marxiste. L’évolution de la théorie économique du collectivisme aboutit aux mêmes conclusions
Les systèmes économiques comparés
On a d’abord cru à une convergence du capitalisme et du collectivisme vers les sociétés industrielles modernes, J. TINBERGER (1961) définissant la notion de système optimal où l’étendue de l’état était fonction des échecs du marché. Mais par la suite on assiste à de profondes divergences, ce qui attire l’analyse vers l’analyse du fonctionnement et la différenciation au sein de chaque régime (notion d’économie de commandement par G. Grossman en 1963, spécificité selon la combinaison entre structures de décision, d’information et de motivation qui s’insèrent dans les mécanismes de coordination fondamentaux, E. NEUBERGER et W. DUFFY, 1976, distinction entre la coordination horizontale, cad le marché ou la coordination verticale ou bureaucratique, J. KORNAI, 1986, puis adaptation de la notion de régulation du capitalisme aux économies collectivistes, présentation par B. CHAVANCE, 1990).
Retour à l’approche économique du collectivisme
Une définition théorique du collectivisme réél : de tels régimes se justifient si le groupe dirigeant cherche à imposer de façon durable la mise en oeuvre de préférences spécifiques. Travesties sous forme d’objectifs collectifs, elles demandent un effort à la population, rendent le système contraignant, font en règle générale primer l’arbitraire administratif sur le droit et demandent un protectionnisme élevé et sélectif. Deux variantes du modèle de Lange, le monopolisme d’état et le totalitarisme de marché représentent des systèmes parfaits envisageables mais dans la pratique certaines hypothèses ne peuvent être respectées. On aboutit soit au collectivisme de marché soit au collectivisme de commandement, qui sont des régimes collectivistes imparfaits.
Une typologie des économies collectivistes
Les deux systèmes précédents peuvent être rendus plus efficaces, à l’aide de réformes économiques. L’établissement de prix optimaux réels et simulés permettrait de passer du collectivisme de commandement au modèle parfait du “totalitarisme de marché” (tenté par certains pays dans les années 60). La réforme économique peut aussi être conçue comme le passage du collectivisme de commandement au collectivsime de marché (Yougoslavie 1950, Chine 1979). De même, elle peut être l’alignement progressif de préférences étatiques sur celles de la population (la plupart des pays socialistes vers 1956 et surtout en Hongrie à partir de 1968). Enfin, elle peut être l’abandon du monopole étatique de la fonction d’entrepreneur (transition actuelle).
Les régimes collectivistes de commandement ont été historiquement les plus fréquents. Plus les préférences de l’état sont éloignées de celles de la population, plus la dictature doit se faire répressive. Les risques politiques de cette répression sont compensés par une amélioration du niveau de bien-être. Accompli par les pays socialistes vers 1956 et dénommé passage des régimes staliniens (terreur policière, URSS de 1929 à 1956) aux néo-staliniens. Ces derniers comprennent un secteur privé de fait et un marché du travail (très imparfait) et le secteur d’état est marqué par la corruption et la falsification des performances (URSS de 1956 à 1987).
Les régimes collectivistes de marché, peu nombreux, comprennent l’URSS de la NEP (1921-2928), la Chine d’après 1979 et la Yougoslavie, auxquels on peut rajouter certains PVD dont l’Algérie. Ils se distinguent en une variante mixte qui comporte un secteur privé significatif et officiel que l’état oriente grâce à son contrôle des prix et une variante autogérée (toutes les fédérations yougoslaves depuis 1965) où les coopératives de travailleurs sont soumises à un interventionnisme permanent des collectivités locales (forte imposition, inflation, chômage, désorganisation et inefficacité de la production).
Les autres variantes peuvent être complétées par une relative ouverture aux marchés financiers internationaux (Hongrie et Chine depuis les années 80, Yougoslavie depuis 65), ce qui pose des problèmes d’ajustement.
La transition du collectivisme à l’économie de marché : La principale distinction à opérer réside dans le caractère endogène ou exogène de l’économie du collectivisme. Lorsque le collecitivisme est exogène, la levée de la tutelle politique extérieure suffit à ouvrir le champ des systèmes possibles à des variantes non collectivistes et il existe en général dans les pays en question un consensus politique suffisant et une inclination culturelle adéquate pour favoriser le passage à une économie de marché. Des clivages apparaissent alors entre une économie plutôt libérale ou socio-démocrate. Dans les régimes endogènes, la sortie du collectivisme peut nécessiter une véritable révolution. Dans ces régimes, la transition doit être conçue comme un changement de variante à l’intérieur du collectivisme (Chine en 79, Russie en 90).
Nous nous intéressons ici à la transition à l’économie de marché (PECO).
- Le diagnostic de la situation macro-économique : La structure de l’appareil productif constitué au cours des décennies passées ne correspond ni aux préférences de la population ni aux contraintes du marché mondial. On assiste alors à une dévalorisation immédiate d’une grande partie du capital accumulé. Un redéploiement massif du système productif est alors indispensable, des situations acquises sont systématiquement remises en cause, des secteurs industriels entiers doivent disparaître, avec les problèmes sociaux que cela comporte.
- L’analyse micro-économique de la transition : Quels sont les comportements individuels dans le processus de transition ? Malgré l’incertitude sur les conséquences individuelles de l’instauration du système futur, l’abandon du collectivisme devrait se traduire par une amélioration globale du bien-être de la population. Mais Roland estime que les individus qui perdent à la transition peuvent constituer une coalition de blocage. La solution est alors de transformer une partie du personnel en capitalistes (apparu spontanément en Hongrie, Pologne et République Tchèque et République Slovaque notamment) : privatisation de la nomenklatura, mais il peut être rejeté politiquement, ce qui aiguise les conflits. Enfin, certains bénéfices de la transition apparaissent comme non appropriables, alors que les risques de pertes sont individuels : le phénomène de free-rider peut bloquer le processus de transition.
- Politique économique : faut-il appliquer une thérapeutique de choc ou opérer graduellement ? L’inconvénient du gradualisme est qu’il fait subsister deux logiques exclusives pendant une période au cours de laquelle les tensions peuvent s’aiguiser. Le choc peut entraîner des phénomènes de rejet tant les coûts de transition (chômage surtout) sont importants. Toutes les réformes se conditionnent mutuellement, ce qui plaide en faveur d’une transition rapide.
Quel doit être l’ordre des réformes ? séquence possible : réforme monétaire, garantir la propriété d’entreprises privées, démonopoliser le secteur d’état, supprimer progressivement ses subventions et laisser partiellement la concurrence des entreprises étrangères, privatiser les entreprises publiques et libérer les échanges extérieurs, convertibilité complète de la monnaie.
 Peut-on viser une 3ème voie ? Non.
2. Analyse économique du collectivisme
En fait les PECO et l’URSS pratiquent pour la 2 ème fois l’économie de transition, mais dans l’autre sens.
• Les politiques de développement en régime collectiviste
Le premier problème économique des régimes collectivistes a été la définition de la stratégie de développement à long terme. Les “ciseaux” des prix relatifs des produits agricoles et industriels constituent un enjeu capital. Se développe alors la fameuse controverse sur l’industrialisation. BOUKHARINE préconisait un développement du secteur agricole par une compensation du niveau des prix industriels, et une croissance industrielle tirée par la demande de l’agriculture privée et alimentée par les importations d’équipement. PREOBRAJENSKI prônait pour sa part que l’industrie lourde, base du pouvoir politique, devait prélever sur l’agriculture, par des prix industriels élevés, les moyens d’un développement autonome rapide (l’accumulation primitive socialiste)
Le recours à l’appareil marxiste de la croissance : avec la solution stalinienne, le problème de l’accumulation se transforme. Ce n’est plus le prix relatif agriculture/industrie qui est au premier plan, mais l’affectation de l’investissement entre les secteurs, de façon à garantir la croissance maximale de l’économie. Formalisé par G. FELDMAN, et appliqué systématiquement dans la définition des plans de développement en URSS après 1928, dans les PECO après WW2 et dans certains PVD. L’insuffisance la plus notable du modèle est qu’il ne tient pas compte des répercussions d’un faible niveau de consommation, même temporaire, sur la productivité.
Les approches tenant compte des préférences de la population : l’approche de la croissance par les schémas de reproduction en fait totalement abstraction (aspects abordés à l’occasion de l’étude du problème des ciseaux : SAH, STIGLITZ).
Les performances du modèle de développement collectiviste : Le but est de rattraper et de dépasser les pays développés. Stratégie de Kuznets : accroissement soutenu du produit par tête accompagné de changements structurels dans les domaines économiques et sociaux, et tiré de l’application de la science aux problèmes de la production. OFER (87) : difficulté d’apprécier la croissance des économies collectivistes du fait du problème de la constitution d’une base fiable d’informations statistiques et de l’évaluation des changements structurels. Du fait de l’effet Gerschenkron, le taux de croissance est différent selon que l’on adopte comme coefficients de pondération les prix du début (Laspeyres) ou de la fin (Paasche) de la période. Problème aussi de comparer les niveaux de développement des économies de commandement et des économies de marché (méthode de PPA valable sur les biens échangeables, non prise en compte de la non-disponibilité des biens alors que la Russie en particulier est en économie de pénurie). On observe un changement structurel : augmentation très importante de la main-d’oeuvre féminine, croissance du capital nettement plus rapide que celle du produit appelée croissance extensive car reposant davantage sur la croissance des facteurs de production que sur leur productivité, poids des dépenses de dépense, agriculture et industrie surdimensionnées par rapport aux services. La répartition des revenus n’est guère moins inégalitaire à l’est qu’à l’ouest.
• Analyse micro-économique du collectivisme
L’équilibre général dans une économie collectiviste : constructions de BARONE et de LANG pour une économie collectiviste théorique, parfaite. Mais, dans la réalité, les économies de commandement établissent des plans rigides insuffisants détaillés et incohérents. Interdépendance entre l’intervention du planificateur et les comportements des agents = équilibre général sui generis. Il existe un véritable marché parallèle, illégal mais généralisé et toléré des biens de production accompagnant le plan de répartition officielle des biens et des emplois, et favorisant même la répartition de ce plan. L’économie de commandement est toujours dédoublée entre économie officielle et parallèle, à côté de laquelle existe une seconde économie, constituée des activités privées légales ou illégales. R. ERICSON en tient compte dans son modèle de réallocation des ressources au sein d’une économie centralement planifiée avec échanges parallèles., de même que V. POLTEROVITCH (une des rares contributions soviétiques) , pour rendre compte de ce qu’il appelle une économie mixte, conçue comme une transition permettant de sortir de la variante néo-stalinienne en crise. Selon lui, sous certaines conditions, on aboutit à un équilibre qui est un optimum de second rang.
Les incitations dans le cartel unique : Les théories de la planification centralisée depuis LANGE ont introduit l’idée d’un dialogue itératif entre centre et périphérie pour déterminer simultanément l’allocation optimale des ressources et les prix optimaux. ELLMAN, BONIN, WEITZMAN pour les réformes de 1965, puis après 1971 : les entreprises constituent des fonds de prime pour le personnel retenus sur les profits. LOEB et MAGAT (78) ont montré que ce schéma incitatif pouvait ne pas conduire les entreprises à révéler leur vraie capacité de production si elles adoptaient un comportement stratégique, cad si elles cherchaient à influencer le bureau central par leurs fausses déclarations, conduisant ainsi à des phénomènes de sélection adverse de hasard moral. Ils ont décrit un schéma incitatif à partir de la théorie des jeux et du mécanisme du pivot de Groves. Plus récemment, le problème a été perfectionné par l’intervention d’une dimension temporelle : les directeurs réduisant leur performance par rapport aux capacités réelles de leur entreprise, de façon à éviter des plans plus difficiles dans le futur (“effet de cliquet”, observé empiriquement dès 56 par le politilogue J. BERLINER). L’ensemble de ces études permet de conceptualiser les effets pervers typiques des économies collectivistes tel que le faible degré d’innovation malgré de considérables investissements en R&D.
Les analyses de la firme autogérée : une entreprise autogérée ou illyrienne est définie comme une unité dans laquelle les profits sont appropriés directement par les travailleurs associés (B. WARD, E. DOMAR). Il conduit à un haut niveau de chômage involontaire et à une différenciation notable des rémunérations entre firmes. La théorie s’est considérablement développée (CARTER). Mais, comme dans toutes les relations d’assurance avec asymétrie d’information, il apparaît un phénomène de risque moral : une fois rentré dans la coopérative, le paysan peut adopter un comportement de resquilleur face à l’organisation. Il y a donc dans une coopérative un coût de la coopération dû aux comportements stratégiques et dans les exploitations privées, un coût du risque. Des formes mixtes, du type économie de partage, peuvent minimiser la somme des deux coûts.
Les théories du suremploi et de la pénurie : l’économiste hongrois J. KORNAI (80) oppose les économies contraintes par les ressources (socialistes) à celles contraintes par la demande (capitalistes). La firme socialiste produirait plus si elle le pouvait car elle est garantie contre la faillite (contrainte budgétaire molle = l’état comble la différence). L’auteur relève 3 périodes d’analyse de la firme : infra-courte = tous les facteurs sont fixes, la firme rencontre des contraintes dans l’exécution de son plan tendu et doit s’ajuster par une réduction de la production ou par des substitutions forcées, courte = “dérive expansionniste”, comportement de base commun aux entreprises et au planificateur central, augmentation quantitative de la production sans égard à la minimisation des coûts. longue période =  la dérive expansionniste se transforme en faim d’investissement, ce qui conduit à l’économie de pénurie avec comme situation paradoxale pénurie de travail à l’extérieur et chômage à l’intérieur des firmes.
Kornai insiste sur le fait que l’objectif de maximisation du profit ne joue aucun rôle dans le comportement du directeur. Mais pourtant, il est fort probable qu’un directeur dans une position de faillite permanente encourt un risque de sanction (S. GOLDFELD, R. QUANDT). Critique très précise de la théorie de KORNAI par D. GRANICK. Au début des années 90, les deux thèses en présence prennent une importance décisive pour définir le limites sociales des expériences de transition au marché.
• Analyse macro-économique du collectivisme
Croissance extensive, croissance intensive, fonctions de production : l’appareil des fonctions de production (Denison, années 1960) permet d’expliquer la baisse de croissance des économies socialistes à partir de 60 (croissance extensive ou intensive, rôle du transfert de technologie). Au lieu de favoriser le progrès technique, le système collectiviste a créé un environnement défavorable à l’innovation par rapport à la logique schumpetérienne (ou hayekienne) des économies de marché développés. D’où le thème récurrent évoqué par les dirigeants depuis 1960 environ, de passer grâce à des réformes économiques à une croissance intensive reposant davantage sur les progrès de la productivité des facteurs que sur la croissance du facteur capital, qui buterait de toutes façons sur un plafond de taux d’investissement. Application de fonctions de production à l’économie soviétique par N. KAPLAN et S. COHN (vers 1970, type Cobb-Douglas) qui faisaient apparaître une productivité totale des facteurs décroissante, interprétée comme un déclin de l’innovation (résultat affiné par A. BERGSON en 1983). Le trend de la productivité totale des facteurs est incontestablement décroissant, vue contestée par M. WEITZMAN (1970), qui a appliqué une fonction CES. Celle-ci cadre bien avec une explication alternative de la fin de la croissance extensive, qui serait due à la baisse de la productivité marginale du capital impliquée par la faible croissance du travail et l’inélasticité de la substitution, et non au déclin du progrès technique. Mais OFER réconcilie les 2 approches et pose la vraie question de savoir pourquoi il n’y a pas eu de telles innovations mais au contraire des créations de poste de travail nouveaux sans emploi à y affecter. En fait, la cause de l’inaptitude à l’innovation économisant le travail au cours des années 70-80 doit être recherchée dans des facteurs internes.
Modèles de déséquilibre et politique économique : la macro-économie a connu un renouvellement significatif avec l’émergence des théories dites du déséquilibre (R. BARRO, H. GROSSMAN, 1971) appliquée aux économies socialistes en premier par D. HOWARD, contesté par R. PORTES et D. WINTER, puis W. CHAREMZA et R.E. QUANDT.
Théories du cycle en économie collectiviste : il a fallu attendre 1960 pour voir apparaître la première étude sur le cycle en économie collectiviste, alors qu’on pensait que l’absense de fluctuations de la production était un privilège du socialisme. OLIVEIRA, GOLDMAN (tchèque) : il y a toujours surinvestissement spontané et réaction du planificateur à un accroissement des tensions et des pénuries considérées comme intolérables à un certain seuil. Plus récémment, la description des mouvements cycliques a cédé la place à des études économétriques de la détermination d’investissements.

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